# 4 – Les héroïnes du quotidien à l’honneur

Alors que demain commence le joli mois de mai, c’est l’heure du bilan des lectures d’avril. Cette fois, je suis tombée sur trois romans touchants, simples et prenants, mettant en scène des femmes, héroïnes de leur quotidien. A chacune de mes lectures, j’ai été emportée dès la première ligne et ce, jusqu’à la dernière page. Avril se termine donc avec une envie de lire, de suivre et de prendre part !

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La tresse.
Laetitia Colombani

Un beau roman

« Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère », voici l’illustration romancée de cette célèbre citation de Simone de Beauvoir. Ce roman, le destin croisé de trois histoires touche dès les premières pages. L’auteure nous raconte trois femmes, sur trois continents, aux conditions de vie très différentes. Trois histoires : celle de Smita, Intouchable qui décide que sa fille ne vivra pas la même vie qu’elle, celle de Giula, Sicilienne qui soudainement passe de l’enfance à l’âge adulte, et celle de Sarah, Canadienne qui a construit aux fils des années une carapace entre sa vie personnelle et professionnelle, car être une femme est encore considérée comme une faiblesse.
Plus que le lien qui unit ses trois femmes, et qui tombe un peu à l’eau en fin de roman, c’est surtout la fluidité de ce livre que aborde de nombreux sujets, que j’ai aimé. On y parle des femmes, d’ambitions, de doutes, de croyances, de peurs mais aussi de courage, de caractère et de liberté. A leur manière, elles sont chacune l’héroïne de leur quotidien. En quelques mots : la lecture est aisée, addictive. Dommage que la fin soit si prévisible.

Synopsis. « Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école. Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade. Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité. »

 

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Elle voulait juste marcher tout droit. Sarah Barukh
La guerre vue de l’enfance

C’est l’histoire d’une enfance dans la guerre et l’après-guerre entre les silences des adultes et les questions des enfants. Dans ce roman, nous suivons les pas d’Alice laissée en pension, très jeune, chez une nourrice à la campagne. Une jeune fille pétillante et curieuse qui attend le retour de sa mère et idéalise un peu trop ce moment.

Salies-de-Béarn, Paris, puis New-York… Alice va parcourir des kilomètres pour comprendre son histoire et parvenir à lever le voile sur les mystères des adultes. Au fil des pages, je n’avais aucune envie de quitter la petite Alice. Ses questions sonnent justes, ses sentiments face à l’inconnu et à l’incompréhensible résonnent parfaitement dans une toile de fond difficile, celle de la résistance, de la guerre et des camps. La lecture du mois de mars qui m’aura le plus marquée.

Synopsis. « 1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras. C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance. »

 

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Petits secrets, grands mensonges. Liane Moriarty
Plongée dans une petite communauté haute en couleurs

L’été dernier, j’avais été absorbée par la lecture de son premier livre, Le secret du mari. Alors, tout naturellement, je suis retombée dans la marmite. Et ce fut encore un bon moment de lecture ! Encore une fois, pas de grandes épopées, pas de superpouvoirs mais simplement le cadre d’apparence très calme d’une petite ville, Piriwee, son école et ses parents d’élèves.

On sait dès le début qu’il se joue un drame. Oui, mais lequel ? Sur fond de mesquineries, de jalousies, de jugements hâtifs, ce roman questionne la vie ordinaire et ses petits secrets, ceux que l’on ne dévoile pas et de ses blessures. Un roman qui fait sourire par sa « guerre des clans » à l’école et qui soulève les sujets plus sérieux de la violence domestique et du harcèlement à l’école. Ce livre m’a vraiment plu, je vous le conseille.

Il a par ailleurs été adapté en série pour HBO, « Little Big Lies », pour ceux qui connaissent !

Synopsis.« Les secrets finissent toujours par être dévoilés. Et toujours quelqu’un doit payer… Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter (elle se souvient de tout et ne pardonne jamais) et Céleste, une femme à la beauté époustouflante, mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’ aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux.”

 

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