# 8 – Rencontres avec …

Cela faisait longtemps que je n’étais pas revenue vous parler de mes dernières lectures. Il faut dire que j’ai eu bien du mal à me plonger dans les livres… la faute à l’hiver (ou à Netflix!), ou les deux ! Mais je suis tout de même revenue à la raison. Avec un roman historique, un roman épistolaire et une bande dessinée, les dernières lectures étaient plutôt … variées. Le premier roman dont je vous parle est mon petit « coup de cœur » de cette sélection.

Les Indésirables, Diane Ducret
Mai 1940. Camp de Gurs

A l’été 1940, des femmes arrivent sur les quais de la gare de Gurs, dans les Pyrénées. Qui sont-elles ? Pourquoi sont-elles ici ? Et comment le camp de prisonniers, leur destination, va-t-il s’organiser face à l’arrivée de ces femmes ? Voici toutes les réponses que vous trouverez dans ce roman.

Les « indésirables » et le camp de Gurs, cela ne vous dit peut-être rien. Et pourtant, les deux ont existé. Ce roman qui mêle fiction et réalité rend hommage à ces femmes dites « indésirables » captives du gouvernement français dans le camp de Gurs, où se trouvaient initialement enfermés des républicains espagnols.
Dans cette sombre réalité, Diane Ducret fait évoluer Lise et Eva qui vont se lier d’une profonde amitié et se soutenir durant ces heures terribles. Elles vivront ensemble la peur notamment lors de la rafle, puis la faim et enfin les dures conditions de vie d’un camp de prisonniers.

Le fond est grave et l’histoire de ce roman est belle. Celle de femmes qui pour continuer à vivre décident de créer un cabaret dans un camp de prisonniers. Ces indésirables incarnées par Lise et Eva, vivront ainsi des moments d’évasion, de résistance, de vie à travers leur amour pour le chant, la musique que l’on retrouve à chaque chapitre.

Parce que ce roman met en lumière une page de notre histoire assez méconnue, parce qu’il nous rappelle que l’amitié rend plus fort surtout lorsque le monde semble avoir perdu le sens de l’humanité, je me suis largement laissée entrainer dans cette lecture.

Synopsis. Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale. Deux amies, l’une aryenne, l’autre juive, qui chantent l’amour et la liberté en allemand, en yiddish, en français … cela semble inventé ! C’est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes « indésirables » internées par l’État français. Leur pacte secret les lie à Suzanne « la goulue », Ernesto l’Espagnol ou encore au commandant Davergne. À Gurs, l’ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compté. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.


Holy Lands.
Amanda Sthears

Lire entre les lignes

Holy Lands, c’est une histoire de cochons. Ou peut-être celle d’Harry Rosenmerck qui décide d’élever des cochons en Israël. Ou en fait, l’histoire d’une famille éparpillée aux quatre coins du monde qui communique par mails et par lettres interposés. Des lettres et messages d’amour qui semblent parfois se perdre, et qui parfois touchent leur destinataire.

Le début du roman prête à sourire. Puis au fil des pages, le roman prend une tournure plus dramatique avec des personnages qui souffrent de terribles non-dits. D’occasions ratées en regrets, ce roman vous parle des liens familiaux, si intenses et si fragiles. De quatre histoires et d’une même famille. C’est tantôt drôle, tantôt émouvant.

Le style épistolaire offre une lecture aisée et rapide. Parfait pour les trajets en transport en commun ! Je suis par contre restée plus sceptique sur les personnages du roman. Ils sont tous touchants mais dans l’ensemble je n’ai pas accroché plus que ça.

Synopsis. Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. […] David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre. C’est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande.

Milady ou le mystère des mousquetaires. Sylvain Venayre et Frédéric Bihel
A la découverte du visage de Milady

Cette fois, et pour la première fois, je vous parle d’une bande dessinée.

Les trois Mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis, vous connaissez ces trois noms qui résonnent dans notre imaginaire collectif. C’est exactement pour cette raison que j’ai choisi cette bande dessinée : parce que j’aime cette histoire de mousquetaires. Puis c’est aussi la promesse de nous raconter une histoire de cape et d’épée mais du point de vue d’une femme qui l’a apporté auprès de ma curiosité !

On retombe donc dans les Trois Mousquetaires mais depuis le regard de Milady de Winter. On y retrouve ainsi une Milady tout à la fois héroïne meurtrie, victime des hommes et espionne séductrice, prête à tout pour arriver à ses fins notamment avec les hommes. Un personnage fascinant très bien mis en valeur dans une histoire qui fonctionne et avec un dessin sombre, en noir et blanc style croquis, que j’ai beaucoup aimé.

Synopsis. Et si le véritable héros des Trois Mousquetaires était une femme ? Sylvain Venayre et Frédéric Bihel proposent une lecture révolutionnaire, en bande dessinée, du roman d’Alexandre Dumas : raconter l’histoire des Mousquetaires du point de vue de Milady. Un message qu’Alexandre Dumas aurait dissimulé dans son roman, et que personne à ce jour ne semble avoir vu.

 

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