#5 – Entre romans « coup de poing » et « feel good »

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Le mois de Juin est arrivé si vite cette année… Et que dire du mois de Juillet, qui commence sous le soleil et la chaleur ! Entre les premières journées douces du printemps, les ponts de mai et les voyages (à (re)voir, les belles couleurs du Golfe de Saint Tropez), je n’avais pas pris le temps de faire le tour de mes lectures sur le blog. Mais j’ai tout de même profité du transat pour dévorer trois romans, dont celui de Chimamanda Ngozi Adichie. Quelques semaines après avoir fermé la dernière page, je sais que ce livre restera un coup de cœur et un coup de poing pour longtemps.

 

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L’autre moitié du soleil. Chimamanda Ngozi Adichie
« Le monde s’est tu pendant que nous mourrions »

En 1967, le Nigeria sombre dans la guerre. Tout commence là. La guerre du Biafra, je ne la connaissais pas, je savais simplement qu’elle avait existé. Chimamanda Ngozi Adichie, à travers son roman, livre une version si réaliste de l’indépendance du Nigeria et de la guerre du Biafra, qu’elle ne laisse clairement pas indifférent.

Ce roman est l’histoire de deux sœurs jumelles, Olanna et Kainene, issues d’une riche famille Ibo. La première est amoureuse d’Odenigbo, un idéaliste engagé et la seconde se lie avec un journaliste britannique, Richard. Deux sœurs, deux hommes et un pays, le Nigéria. Au milieu des années 1960, dans l’ex-colonie britannique, les divisions ethniques restent fortes, notamment entre les Ibos, chrétiens (au Sud) et les Haoussas et les Yoruba, musulmans (au Nord).

La guerre du Biafra durera trois ans, et les personnages du roman en deviennent non seulement les principaux protagonistes mais aussi les premiers témoins. Tous ont vécu « leur » guerre, les massacres, la fuite, la famine, la peur et les camps de réfugiés.
Clairement, au fil des pages, j’ai été émue au point de verser quelques larmes. La guerre est complexe, et les comportements des uns et des autres dans un tel contexte sont imprévisibles. Voilà l’univers dans lequel le roman vous plonge. Les scènes de vengeances et de violences froides, les ressentiments et les préjugés ethniques, la vie qui reprend son court entre les bombardements et les viols s’écrivent sous les yeux du lecteur avec un réalisme saisissant qui retranscrit ce que peut-être le quotidien en temps de guerre.
Il y avait un « avant » et il y a eu un « après » guerre, qui bouleversent les vies et changent les gens. La soif de liberté et le courage de croire encore humanise une guerre dont la réalité est insoutenable. Pendant ce temps, « le monde s’est tu ».
Un livre sans pareil. A lire de toute urgence.

Synopsis. « Lagos, début des années soixante. L’avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d’Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné par la culture locale. Le tout sous le regard intrigué d’Ugwu, treize ans, qui a quitté son village dans la brousse et qui découvre la vie en devenant le boy d’Odenigbo. Quelques années plus tard, le Biafra se proclame indépendant du Nigeria. Un demi-soleil jaune, cousu sur la manche des soldats, s’étalant sur les drapeaux : c’est le symbole du pays et de l’avenir. Mais une longue guerre va éclater, qui fera plus d’un million de victimes. Évoquant tour à tour ces deux époques, l’auteur ne se contente pas d’apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l’Histoire bouleverse les vies. Bientôt tous seront happés dans la tourmente. L’autre moitié du soleil est leur chant d’amour, de mort, d’espoir. »

 

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Le premier jour du reste de ma vie. Virginie Grimaldi
Une lecture plaisante pour les vacances

Viriginie Grimaldi nous emmène en voyage avec Marie, sur un paquebot, où elle fait la rencontre de Camille et Anne. Ces trois femmes très différentes ont décidé de laisser derrière elles leurs quotidien. Elles ont trois mois pour changer d’air, pour faire le point et pour découvrir le monde. Ces trois mois marqueront le « premier jour du reste de leur vie ».
Voici un roman léger et loufoque, que vous avez certainement vu passer. Sans grande originalité, il est une valeur sûr pour la plage et le transat, comme le précédent découvert en janvier. On se laisse facilement attraper par l’histoire de ces personnages, simples et émouvants. Et il laisse comme une envie de partir faire le tour du monde.

Synopsis. « Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari: gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise: à quarante ans, elle a décide de le quitter. Marie a pris un aller simple pour ailleurs . Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réserve un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. A bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont a la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies a toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer: une comédie tendre et savoureuse. »

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Qu’est ce qui fait pleurer les crocodiles. Lucie Castel
Un roman sans crocos

Dans ce roman, nous faisons la rencontre de Sofia, qui part se reposer au Royal Redstone House, un manoir écossais où elle n’a pas envie d’être. Pourquoi est-elle ici ? Et que va-t-elle y découvrir ? Au fil des pages, Lucie Castel offre une jolie romance avec une petite intrigue policière, où la question n’est pas tant de savoir « si » elle va finir « comme ça », car on devine rapidement la fin, mais plutôt « comment » et « quand ».

Je dois dire que je n’ai pas forcément été séduite dès les premières pages. L’intrigue qui se met en place au début du livre n’a pas la force d’un roman policier et apparait un peu loufoque. Ce contexte un peu dingue cache tout de même un bon roman « feel good » et j’ai finalement accroché au bout de 2-3 chapitres pour ne plus laisser le livre, avec cette envie de tourner les pages. Car Sofia, le personnage principal, se découvre au fil des pages comme il est possible de découvrir un inconnu au fil d’une conversation. Tout comme Lachlan qui arbore un air glacial qui intrigue … jusqu’à Sofia (mais chut, je n’en dis pas plus).  Autour, les personnages qui les entourent livrent eux-aussi leurs secrets au fur et à mesure, et deviennent soit attachants ou tout simplement repoussants.

Un peu de cynisme, de la répartie, de l’amour et des personnages plus complexes que les apparences ne le laissent entendre. Voilà un bon cocktail pour passer merveilleusement le temps cet été !

Synopsis. « Ce voyage, elle n’avait pas envie de le faire.
Cette destination, elle ne l’a pas choisie.
Cet hôtel, elle ne l’aurait jamais sélectionné.

Et pourtant, Sofia se retrouve au Royal Redstone House, majestueux manoir écossais, pour une durée indéterminée, afin de se remettre de l’événement. Si, au début, elle ne voit que la décoration trop baroque, trop ostentatoire, trop passéiste, Sofia apprend au fil des jours et des rencontres à découvrir l’hôtel d’un nouvel œil. Ce lieu a une âme mystérieuse et intrigante, tout comme les personnes qui y vivent, y travaillent… ou y rôdent. À commencer par Lachlan, un homme glacial et désagréable, dont la présence dans ce petit monde courtois et velouté laisse Sofia très perplexe… »

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